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  Le Punk New Wave français 1975-1985  
 
 
     
 

Longtemps délaissée, la scène punk new wave française de la fin des années 70 est aujourd’hui l’objet d’ouvrages et de compilations CD. Des noms mythiques associés à des morceaux enfin réédités. Très influencés par les évolutions musicales aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les musiciens se réunissent dans les grandes villes autour des magasins de disques (Open Market, Harry Cover à Paris) et des clubs (Gibus à Paris, West Side à Lyon).

Petite sélection :

Asphalt Jungle Emmené par Patrick Eudeline, ce groupe punk éphémère enregistre trois 45 tours ; dont l’EP « Deconnection » en 1977 et le fameux « Polly magoo ». Après quelques concerts (le plus souvent annulés au dernier moment), ils se séparent en 1978 sans avoir obtenu le moindre succès commercial.

Bijou Mené par Vincent Palmer, ce groupe fait son premier concert en 1975 notamment lors du festival punk de Mont-de-Marsan. Leur album « Danse avec moi » sort chez Philips en 1977 avec une reprise rock de « La fille du Père Noël » de Jacques Dutronc. Serge Gainsbourg leur écrit alors « Betty Jane Rose ». Deuxième album « OK Carole » en 1978 ; puis « Pas dormir » enregistré aux Etats-Unis en 1979. En 1980 c’est enfin le tube « Rock à la radio » sur l’album « Jamais dompté ». Le groupe se sépare en 1982 après un dernier album « Bijou bop » passé inaperçu.

Blessed Virgins Ce trio de Pontoise est plébiscité au Japon lors de la sortie de son premier album en 1982 qui contient le succès « Jean-Pascal et la France ». Ils disparaissent puis reviennent avec un second album « Jour de fête » paru chez Commotion en 1987. Sans lendemain.

Calamités Trois étudiantes en médecine décident en 1982 de former un groupe new wave et enregistrent un mini-album énergique chez New Rose en 1982. Des chansons inoubliables : « Toutes les nuits », « Pas la peine » et le plus récent « Vélomoteur » (vendu à 250 000 exemplaires).

Les Civils Seulement deux 45 tours à leur actif édités sur Man’kin (label du groupe Taxi Girl) : le célèbre « La crise » (« Economique c’est fantastique, la décadence c’est la bonne ambiance ») et « La peur du loup ». Aussitôt disparus sans laisser de traces.

Dogs Originaires de Rouen, ce groupe étudiant revendique son esprit Punk/Rock’n’Roll. Très influencés par les Stooges, ils chantent majoritairement en anglais et sortent un premier album « Different » chez Philips en 1979. Leur son, trash et violent, s’affirme sur le disque « Walking shadows » en 1980. « Too much glass for the neighborhood » sort en 1982 chez Epic, suivi en 1983 de « Legendary lovers » produit par Vic Maile, le producteur de Dr Feelgood en 1983. Puis c’est le déclin avec les albums « Shout » et « More more more ».

Edith Nylon Très symboliques des formations post-punk, la chanteuse Mylène Kaski, son frère Zako, son cousin Albert et deux autres membres enregistrent un premier album chez CBS et rencontrent le succès avec le 45 tours « Edith Nylon ». Après un deuxième album « Johnny, Johnny » et un maxi « Quatre essais philosophiques », ils partent à Londres enregistrer « Echo bravo » en 1982 pour le label anglais Chiswick. La chanteuse s’exilera ensuite à Singapour.

Electric Callas Fasciné par Roxy Music et David Bowie, ce groupe new wave de Lyon dirigé par Jangil Callas ne sort que deux maxis : « So chic » chez EMI en 1979 et « Winner » lorsque Marie (ex-Marie et les Garçons) les rejoint.

Gogol 1er Ce provocateur-né, habillé généralement en prêtre, acquiert rapidement une réputation avec des textes chocs (« J’encule », « Adolf mon amour ») et des concerts où il emploie les services d’esclaves féminines dévêtues lascivement fouettées et d’un bourreau. Son premier album « Vite avant la saisie » sort chez New Rose en 1982. Son show le plus spectaculaire aura lieu sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris : en pleine messe du samedi après-midi, il débarque avec un camion bâché sur lequel apparaît une femme en jarretelles accrochée à une croix. A éviter de prendre au premier degré sous peine d’arrêt cardiaque instantané.

Guilty Razors Un unique morceau « I don’t wanna be a rich » (Polydor) en 1978 pour ce groupe de Paris. Son chanteur, Tristan, fera ensuite un succès en solo avec « Je suis de bonne humeur ce matin ». Idem pour le reste du groupe qui, sous le nom Bandolero, sort « Paris latino ».

Ici Paris Menée par la chanteuse Marie Al Kha Raz à la voix de Betty Boo, ce groupe pratique un rock joyeux de série B qui lui permet de signer chez Gaumont. Un premier 45 tours « Souris » (1980), un maxi « Twist à Paris » (1981) ; puis un album « Allo le monde » en 1982.

Kas Product Ce duo new wave est constitué de Spatz, un ex-infirmier psychiatrique, aux synthétiseurs et de la jolie métisse Mona Soyoc au chant. Après un premier maxi « Take me tonight », il signe chez RCA pour un premier album « Try out » en 1982. Le morceau « Pussy X », où Mona prend les accents d’une chatte, est plus que remarqué. Un deuxième album « By pass » en 1983 avec un titre-phare « Loony been », leur permet de faire une tournée dans toute l’Europe. Ils fondent ensuite leur propre label Pussy disc et sortent « Shoo shoo » distribué par AZ en 1985. Un dernier album discret « Ego eye » en licence chez Musidisc en 1986 avant de disparaître.

Little Bob Story Ce groupe du Havre, mené par son charismatique chanteur Roberto Piazza de 1m50, démarre en 1975. Véritable groupe de scène jouant un Blues-rock hargneux, ils sortent leur premier album « High time » en 1976 chez RCA. Les premiers 45 tours font la une du New Musical Express et du Melody Maker. Deuxième album en septembre 1977 : « Livin’ in the fast lane ». Deux concerts mythiques au festival punk de Mont-de-Marsan et à l’Olympia. Une tournée européenne, un album en public puis les abums « Light of my town » (1980), « Vacant heart » (1982). Nouvelle maison de disque, Pathé Marconi, en 1984 qui sort l’excellent « Too young too love me ». Quelques productions suivent ; mais la formation originelle s’épuise car le succès décroît. Le chanteur continue seul avec un premier album « Rendez-vous in Angel city » en 1989.

Marie et les Garçons Influencés par Talking Heads ou Television, ce groupe new wave de quatre Lyonnais, dont Marie à la batterie et Patrick Vidal au chant, enregistre le titre « Rien à dire » en 1977. En 1978, ils sont à New York sous la direction de John Cale pour la production du morceau culte « Re Bop » pour Ze Records. Un album posthume sort en 1980 avec des inédits.

Marquis de Sade Fondé en 1977 à Rennes par Christian Dargelos (futur Les Nus) et Franck Darcel (futur Octobre), le groupe renforcé par le chanteur Philippe Pascal (futur Marc Seberg), enregistre l’album « Dantzig Twist » pour EMI en 1979. Salué par la critique, ce disque sombre dégage une forte esthétique scénique et un expressionnisme européen (cf. Gustac Klimt, Egon Schiele,) qui apparaît par exemple dans une chanson telle que « Conrad Veidt », l’acteur-fétiche de Murnau. Un deuxième album « Rue de Siam » arrive en 1981 au moment où le groupe éclate pour des problèmes de dissensions internes.

Mathématiques Modernes Connu pour un album « Les visiteurs du soir » (Celluloïd, 1981) produit par Jacno et surtout pour le titre « Disco rough », ce groupe éphémère, composé de Claude Arto et Edwige Braum-Belmore, offre une pop/new wave synthétique légère et décalée qui surfe sur la mode de l’époque.

Métal Urbain Passionné par les Stooges, Lou Reed et le punk anglais, ce groupe parisien sort successivement « Panik » (Cobra, 1977) qui intéresse la presse de Londres, « Paris maquis » et enfin « Hystérie connective » compilés dans l’album « Les hommes morts sont dangereux » (Byzz/Celluloid). Mélangeant art et anarchie, le groupe devient Les Métals Boys puis Dr Mix and the Remix. Cette dernière formation tourne en Angleterre et enregistre pour le label Rough Trade « Wall of noise », un album de reprises. L’un des membres, Charles Hurbier, fonde Via Viva en 1984.

Oberkampf L’un des grands groupes punks français mené par Joe Hell qui fut remarqué aussi bien par ses prestations scéniques (drapeau français brûlé) que ses productions : « Couleurs sur Paris » qui incite la jeunesse à se révolter contre les institutions, « La Marseillaise » avec des cris de cochon ou encore l’album de 1984 « Plein les couilles ».

Orchestre Rouge Américain d’origine, Théo Hakola arrive à Paris en 1978 et fonde Orchestre Rouge. Un premier album « Yellow laughter » chez RCA en 1982 suivi de « More passion fodder » en 1983. Des pochettes d’albums représentant des peintures de l’argentin Ricardo Mosmer. Des chansons sombres, militantes en franco-anglais. Le groupe se sépare en 1984 ; mais Théo continue en fondant Passion Fodder. Ces derniers signent un contrat avec Barclay pour 5 albums.

La Souris Déglinguée Groupe mythique, LSD pour les intimes, démarre en 1979 à Paris sous l’aura de son chanteur d’origine vietnamienne, Thaï Luc. Leur premier titre produit s’appelle « Haine, haine, haine ». Le label New Rose les signe alors pour un premier album. Une première tournée nationale en 1982 faisant suite à des concerts parisiens ayant provoqué des émeutes. Tous les parias se réunissent au sein de la LSD Fraktion. Le deuxième album « Une cause à rallier » sort chez Kuklos ; suivi en 1983 de « Aujourd’hui et demain » chez Celluloïd. D’autres sorties continuent jusqu’à 1989, année de leur virage hip-hop/world music avec « Banzaï ».

Starshooter Quatre Lyonnais, qualifiés de « punks rigolos », forment cet excellent groupe de scène mené par Kent. Le premier album « Starshooter » propose le titre « Get baque », une reprise des Beatles qui crée le scandale avec des paroles explicites « On n’veut plus des Beatles et de leur musique de merde, juste bonne à faire danser les minets ». Le deuxième album « Mode », plus pop, propose le fameux « Loukoum scandale ». Le troisième album, dont la pochette a été dessiné par Kiki Picasso, renferme la perle « Machine à laver ». Leur dernier album « Pas fatigués », produit par Mick Glossop le producteur anglais des Ruts, sort en 1981 chez leur nouvelle maison de disque CBS. Mais c’est un échec commercial.

Stinky Toys Jacno rencontre en 1976 Elli Medeiros. Le 20 septembre ils participent avec deux autres compères au premier festival punk de Londres au 100 Club ; et Elli fait la Une du Melody Maker. Un premier 45 tours « Boozy creed » chez Polydor en 1977 ; suivi de leur premier album contenant la version originale de « Amoureux solitaires » chantée plus tard par Lio. Un deuxième album chez Vogue avant la séparation du groupe. Elli et Jacno continuent ensuite en couple chantant des chansons pop new wave légères.

Suicide Romeo Fondé en 1978 par les frères Godart, cette formation est très inspirée par les américains Talking Heads. Un album « Images » sort chez Island en 1979. Puis ils disparaissent.

Taxi Girl Avec Daniel Darc au chant, Mirwais à la guitare, Laurent Sinclair aux claviers, ce groupe new wave mythique est managé par Alexis. Les deux premiers 45 tours « Man’kin » et surtout « Cherchez le garçon » sont des succès. Ils fondent alors leur propre label Man’kin Records où se produiront Les Civils, Bandolero, Clap Machine,... Leur album « Seppuku » est produit par Jean-Jacques Burnel. Ils font alors la première partie de la tournée anglaise des Stranglers. En 1983 la formation originelle s’est réduite à un duo qui sort un mini-album puis les titres « Paris » et « Aussi belle qu’une balle ». Daniel Darc continue ensuite une carrière solo ; tandis que Mirwais forme le groupe Juliette et les Indépendants avant de se lancer dans la musique électronique et de produire le fameux « Music » de Madonna.

TC Matic Dirigé par le chanteur Arno de 1977 à 1985, ce groupe belge provocateur se fait connaître en 1983 grâce à l’irrésistible « Putain, putain » (« C’est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens »). 4 albums dont « O la la la » (1981) et « Choco » en 1983. Arno démarre ensuite une carrière solo.

Telex Influencé par Kraftwerk, le trio belge Marc Moulin/Dan Lacksman/Michel Moers sort en 1978 une version synthétique de « Twist à Saint-Tropez ». Ils signent chez Sire et produisent un succès européen « Diskow Moskow ». Fidèles à leur humour au quatrième degré, ils refusent de faire des concerts. En 1980, ils terminent avant-dernier du concours Eurovision de la chanson avec le titre « Euro-vision ». Après 5 albums conceptuels, le groupe s’arrête en 1986. Ils ont beaucoup inspiré la génération techno.

Tueurs de la Lune Miel Composé de Marc Hollander, futur fondateur du label Crammed Disc, et de deux chanteurs, Yvon Vromman et Véronique Vincent, cette formation belge sort un album en 1982 où figure une reprise du morceau « Nationale 7 » de Charles Trenet. Ils font alors la couverture du New Musical Express. Au terme d’une tournée japonaise le groupe se sépare.

WC3 Initialement nommé « A 3 dans les WC », cette formation du nord de la France sort chez CBS « Poupée Be bop » en 1981 et « Machine infernale » en 1984. Construit sur un punk rock synthétique, le groupe s’interrompt brutalement avec le suicide de l’un de ses membres.

(JPEG)

"Nos années punk 1977-1980"
(EMI,2002)
 
Bijou Oh Carole
Bijou Betty Jane Rose
Dogs 19
Dogs Here comes my baby
Asphalt Jungle Poly magoo
Asphalt Jungle Love Lane
Stinky Toys Boozy creed
Stinky Toys Plastic face
Métal Urbain Panik
Métal Urbain Hystérie connective
Starshooter Betsy party
Starshooter Quelle crise Baby
Marie et les Garçons A bout de souffle
Marie et les Garçons Re-bop
Gazoline Killer man
Gazoline Radio flic
Guilty Razors Provocate
Guilty Razors Don’t wanna be a rich
Plastic Bertrand Ca plane pour moi
Plastic Bertrand Pogo pogo
Electric Callas So chic
Electric Callas W.S.B.
Taxi Girl Chercher le garçon
Taxi Girl Les yeux des amants
 
     
  15 septembre 2004

Olivier Marteau
 
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